Boissey
(Accueil)
BLOUZARD Marius
BOYER Claudius Auguste
DANANCHER Joseph
DREVET Auguste
GONNET Claude
GONNET Félix
GUYENNON Marcel Joseph
JOSSERAND Eugène
MARGUIN Claude Eugène
MARGUIN Joseph Félix
MARGUIN Louis Clovis
PELISSON Clément
PERROT Jules
PEULET Alfred Henri
RUDE Auguste
SORET François
|
PERROT Jules
Ses origines
Jules PERROT est né le 13/05/1888 à Chevroux au hameau de la
Bouchardière.
Son père Henri Joseph avait 33 ans et était cultivateur.
Sa mère Césarine née GIRAUDON avait 19 ans.
Signalement
Le service des armées ne prenait pas de photos des militaires au moment
du service militaire mais notait une description de chaque homme.
Jules PERROT mesurait 1.60 m; il avait les cheveux blond et les yeux
châtain.
Sa vie avant la guerre
Recensement Boissey 1896 - Layat -
Recensement Boissey 1906 - La Pérouse -
Au moment du conseil de révision Jules PERROT exerçait le métier de
cultivateur.
Il est incorporé au 44e RI le 8/10/1909.
Il est libéré le 24/09/1911.
La guerre
Jules PERROT est mobilisé le 2/08/1914 au 44e RI.
Il décède de ses blessures le 3/10/1915 à Chalons sur Marne à l'hôpital
annexe Saint Maur de l'Hôtel Dieu.
Il est inhumé à
Châlons-en-Champagne (51 - Marne) dans le Carré militaire de l'Est
Tombe 3233.
|
Historique du 44e RI |
dont extraits : Le 16 août, la 14e division (général CREPEY) est
transportée en Champagne et prend position au nord de
Jonchery-sur-Suippes. Cette région va devenir un secteur d'attaque et,
pendant un mois, le 44e travaille de jour et de nuit à l'organisation du
terrain. L'attaque de la 4e armée est fixée au 25 septembre. Le premier
objectif du 44e a un front de 500 mètres ; il est constitué par un
centre de résistance, solidement organisé, sur une ride des plateaux
crayeux de Champagne. Trois et parfois quatre lignes de tranchées
soutiennent immédiatement la défense avancée. La préparation
d'artillerie a fait trois brèches reconnues dans les réseaux barbelés,
sur la droite. Elle a été moins efficace sur la gauche. A 9 h.15, le
régiment, dans un ordre parfait, s'élance à l'assaut ; mais les
premières vagues du bataillon de gauche sont immédiatement fauchées par
les rafales des mitrailleuses et les tirs de barrage. Le commandant
DUMÉNIL et la plupart des officiers tombent. Obéissant encore à
l’impulsion qui venait de leur être donnée par les chefs disparus, les
unités progressent quand même, réussissent à entamer les réseaux,
atteignent les lignes de soutien. Le bataillon de droite, malgré la mort
héroïque de son chef, le commandant ALLÈGRE, avance rapidement et enlève
toute la position. Mais il doit stopper en raison de l'arrêt des
éléments voisins et, jusqu'au soir, le combat se poursuit à la grenade
et à la baïonnette. Le fortin et les flots de résistance sont réduits au
cours de la nuit. Le 26, à 5 heures, le colonel rassemble les débris de
ses deux bataillons et se met à leur tête : c'est l'avance de quatre
kilomètres au milieu des sapinières fortifiées et rapidement enlevées. A
10 heures, les patrouilles de tête se heurtent à la deuxième position.
Les renseignements de reconnaissance font ressortir la puissance des
organisations ennemies : quarante mètres de réseaux de fil de fer
intacts protègent à contre-pente les tranchées allemandes ; quelques
fortins hérissés de mitrailleuses flanquent la ligne. Le colonel monte
rapidement l'attaque, désigne lui-même les objectifs à ses officiers ;
l'assaut est fixé à 14 h.30.
Pour assurer jusqu'au bout son action personnelle, il accompagne la
première vague qui débouche à son signal et franchit d'un bond la crête
derrière laquelle se trouve la position ennemie. A ce moment, une
mitrailleuse allemande dissimulée en avant des fils de fer se révèle
brusquement et s'acharne sur le groupe. Le colonel tombe mortellement
atteint. Tout est fauché à l'entour. Le médecin-chef BEAULIES, averti,
se précipite et n'arrive que pour tomber lui même frappé d'une balle au
front.
Refusant tout secours, le colonel BOUFFEZ encourage de la voix les
vagues d'assaut qui le dépassent. Les éléments d'attaque, la plupart
sous les ordres des sous-officiers, continuent la progression, enlèvent
un centre de résistance et pénètrent dans la ligne ennemie sur plusieurs
points. Pendant quatre jours, ils devaient y résister à toutes les
contre-attaques. Pendant ce temps, le 2e bataillon, engagé le 26 sous
les ordres du général commandant la 28e brigade, enlève entièrement la
deuxième position sur un front de 700 mètres. Malgré la mort de son
chef, le commandant GILQUIN, et la mise hors de combat de presque tous
ses cadres, il s'y maintient en dépit des réactions de l'ennemi jusqu'au
29 septembre. Au cours de cette attaque, le régiment a perdu son colonel
et ses trois chefs de bataillon tués et quarante officiers tués ou
blessés. Il a fait quatre cents prisonniers et s'est emparé de plusieurs
batteries et d'un grand nombre de mitrailleuses. Cette opération lui
vaut sa première citation à l'ordre de l'armée.
Châlons-en-Champagne anciennement Chalons sur Marne. |