Thoissey
(Accueil)
BATAILLE Jacques
BERRI Antoine
BLONDEL Louis Benoit
BOUDET Maurice Charles
BRIDAY Félix
CHAPELAND Jean Louis
CHAPELAND Joseph
CHARLET Joseph
CLERMONT Pierre Vincent
COTTIN Benoit
DEBRAY François
DEMOUX Jean
DESCHAUD Jean
DUBOIS Henri
DUBOIS Marius
DUMAS Julien
FAVIER Prosper
FUZ Paul Louis
GAILLETON Xavier
GENOUX Pierre
GOTH Joseph
GRANGIER Paul
GRIOT René
GUERRIER François
JACQUET Mathieu
LALLEMENT Emile Paul
LIÉNARD Charles Edmond
LOUP Paul
MARCHAND Aimé
MARGUIN Paul Marie Henri
MARTIN Jacques
MATHIEU Jean
MOTHION Antoine
MOUGIN Henri Joseph
MOYAT Jean Claude
NOËL Pierre
PRELONGE François
RAFFANEL Gustave
REVERCHON Joanny Benoit
ROLLET Jean
ROLLET Joanny
ROLLET Pétrus
SIMON Paul Henri Antoine
VÉRARD Anthelme Marius
|
VÉRARD Anthelme Marius
Ses origines
Anthelme VERARD est né le 2/12/1883 à Lyon (1er A) au 5 de la rue de la
vieille.
Son père Pierre avait 28 ans et était marchand boucher.
Sa mère Françoise née BONNET avait 20 ans.
Ses sœurs :
|
Thérèse Célestine VERARD |
|
Hortense Marie VERARD |
|
Marguerite Marie VERARD |
Signalement
Le service des armées ne prenait pas de photos des militaires au moment
du service militaire mais notait une description de chaque homme.
Anthelme VERARD mesurait 1.63 m; il avait les cheveux noir et les yeux
brun.
Au niveau instruction générale il est classé 5 : bachelier, licencié ...
Sa vie avant la guerre
Au moment du conseil de révision il était étudiant.
Il est engagé volontaire pour 4 ans le 24/09/1903 pour , le 44e RI.
Il est nommé caporal le 15/03/1904, sergent fourrier le 17/01/1906,
sergent le 22/09/1906.
Il se rengage pour un an le 29/11/1906 à compter du 24/09/1908.
Il se rengage pour 2 ans le 23/09/1909 à compter du 24/09/1909.
Il est admis à l'école militaire d'infanterie.
Anthelme VERARD est promu sous lieutenant au 94e RI puis lieutenant
le 1/10/1912.
Il se marie à Thoissey le 8/01/1912 avec Louise RAFFANEL (soeur de
Gustave RAFFANEL); il est alors domicilié à Bar le Duc.
Un de ses témoins à son mariage, le capitaine Clément LEBRUN, fut tué
pendant la guerre.
Louise RAFFANEL décède le 4/04/1985 à Thoissey.
La guerre
Il est blessé mortellement (blessure pénétrante de la poitrine) au cours
d'une reconnaissance des lignes où son unité était appelée à combattre.
Il décède des suites de ses blessures le 25/08/1914 à l'hôpital
militaire de Verdun.
Il est chevalier de la légion d'honneur à titre posthume.
Croix de guerre avec étoile d'argent.
Détails |
Mercy le Bas |
Source :
http://tableaudhonneur.free.fr/RI-094.pdf
Le 21 au matin, le Régiment se met en marche dans la direction
générale de Longwy et l'espoir est vif d'entrer le soir en Belgique ou
en Luxembourg. On sait que l'adversaire est sur la route; mais c'est, en
dépit d'une légère émotion, avec une grande confiance que l'on aborde la
voie ferrée de Pienne-Joudreville, où les Chasseurs cyclistes allemands,
cachés dans une rame de wagons, avec des mitrailleuses installées dans
les monte-charges des usines, nous donnent le baptême du feu. Ils se
replient rapidement et nous les poursuivons, sur Xivry-Circourt et
Mercy-le-Bas. Un homme de la IIe et sept de la Ire Compagnie sont les
premiers blessés du Régiment. Le 19e Bataillon de Chasseurs, qui est en
flanc-garde à droite, appuyé par le 2 e Bataillon du 94e, attaque la
ferme Chanois. A la tombée de la nuit, on prend les avant-postes de
combat. Première soirée et première nuit tragiques de cette lutte de
deux civilisations : la « kultur », au nom de laquelle, quelques jours
plus tôt, un officier de cavalerie français, blessé à Mercy-le-Bas,
avait été achevé à coups de lances, et la civilisation française au nom
de laquelle une section de la IIe Compagnie rendait les honneurs au
cadavre d'un Capitaine du 9 e dragons allemands, tué quelques, instants
auparavant, alors qu'il faisait une reconnaissance. Dans la nuit les
Allemands incendient Audun-le-Roman et les avant-postes recueillent les
habitants en fuite, parmi lesquels des femmes en chemise, emmenant dans
une brouette un vieillard paralytique.
Le 22, à 7 heures du matin, la marche en avant est reprise, vers
Pierrepont, par Saint-Supplet et Han-les-Pierrepont. Le combat est
engagé au nord de Pierrepont. Le Régiment traverse Pierrepont, Boismont,
puis s'engage dans Bazailles, brûlé depuis quinze jours et où vingt
habitants ont été fusillés. On doit attaquer Ville-au-Montois. Comme à
la manœuvre, successivement, vers 14 heures, les Bataillons se déploient
et progressent vers le village, par bonds de section. Mais l'ennemi
avait choisi son terrain et attend, couché dans les hautes avoines. En
dépit de son tir très précis et de violentes rafales d'artillerie, le
mouvement en avant se poursuit jusqu'à trois cents mètres du village. Un
Bataillon allemand, en formation serrée de colonnes par quatre, qui
tente de sortir, est cloué au sol par nos mitrailleuses. Mais l'ennemi
est en forces supérieures et dispose de moyens plus puissants. La
situation générale est défavorable : au rebord d'un plateau, la Division
risque d'être rejetée immédiatement dans la vallée de la Cruisnes et les
points de passage sont peu nombreux. A 19 heures, l'ordre de repli est
donné. Sous la protection du 61e Régiment d'artillerie, dont une
reconnaissance du groupe Aubertin était venue jusqu'aux issues de
Bazailles, et qui fait des hécatombes dans les rangs ennemis, le repli
s'effectue en bon ordre.
Le Colonel Margot revient le dernier, au pas, fumant sa cigarette,
indifférent aux balles et aux obus, digne chef d'une vaillante troupe
qui commençait sa mission de sacrifice: retraiter lentement, retarder
l'avance adverse par de coûteuses attaques continuelles.
En cette seule journée une vingtaine d'officiers et plus de 1.000 hommes
étaient hors de combat; la plupart des tués et blessés en dépit
d'efforts surhumains pour les sauver, tombèrent aux mains de l'ennemi
Rendons hommage aux premiers officiers tombés au Champ d'honneur:
Capitaine DEMARQUETTE; Lieutenants MALVY,
VÉRARD, GALLIOT, FACDOUEL,
GAUVAIN, MAYERHOFFER.
Dans la nuit du 22 au 23 et la matinée du 23, le Régiment, par Saint-Supplet,
va s'installer en avant de Muzeray, sur la rive gauche de l'Othain, où
il se retranche. Le 24, dans l'après-midi, après avoir franchi l'Othain,
il attaque Nouillon-Pont et les bois à l'Est, mais doit regagner ses
positions à la tombée de la nuit. Le 25, au petit jour, c'est l'ennemi
qui, toujours en forces supérieures, attaque et force à se replier
jusque devant BilIy-les-Mangiennes, puis Azannes.
Cimetière de Thoissey
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
|