Illiat
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DRUGUET Pierre


Ses origines
 

Pierre DRUGUET est né le 2/09/1878 à Cruzilles lès Mépillat aux Marguins.
Son père Pierre avait 27 ans et était cultivateur.
Sa mère Anne née NIERMONT avait 22 ans.
 

Signalement

Le service des armées ne prenait pas de photos des militaires au moment du service militaire mais notait une description de chaque homme.
Pierre DRUGUET mesurait 1.57 m; il avait les cheveux châtain et les yeux gris bleu.
Au niveau instruction générale il est classé 1 2 3 : sait lire écrire et compter.

 

Sa vie avant la guerre


Au moment du conseil de révision (1898) il exerçait le métier de cultivateur à Illiat.
Ses parents résidaient également à Illiat.
Il est incorporé au 133e régiment d'infanterie le 15/11/1899.
Il est libéré le 20/09/1902.


Recensement Illiat 1906 - hameau de Combabonnet -




Recensement Illiat 1906 - hameau de Combabonnet -

Voir fiche BOUCHY Benoit tué le 7/05/1915.

Marie Claudine Antoinette DRUGUET
Jean Marie DRUGUET


La guerre

Pierre DRUGUET est mobilisé le 3/08/1914 au 55e régiment territorial d'infanterie.
Il passe au 54e régiment territorial d'infanterie le 14/10/1914.
Il est tué le 17/12/1914 à Hautebraye (Oise) à la ferme Saint Victor.
 

54e régiment territorial d'infanterie
dont extraits :

AUX TRANCHÉES DE SACY ET DE BERRY
Le moment est venu d'habituer ceux que les jeunes de l'active appellent gentiment les « Pépères », à la vraie guerre de tranchées. Oh ! ce n'est pas que les jeunes, initiés eux-mêmes depuis peu à de nouvelles méthodes, insoupçonnées jusqu'alors, soient à cette époque grands clercs en la matière ; du moins leur présence au côté des territoriaux mettra ces derniers en confiance.
15 décembre ! Date mémorable dans nos annales : quatre compagnies du régiment, les 1re, 2e, 9e et 11e, montent en première ligne dans les secteurs de Berry et de Sacy, mélangées aux unités du 170e. Les vieux font leurs débuts dans la rude vie des tranchées, on ne les ménage pas ; d'ailleurs, ils ne le demandent point. A peine sont-ils là, que le 170e les envoie en patrouille pour tâter le Boche et les installe en postes de nuit, dans le bled, entre les deux fronts.
Il n'y a pas encore de fils de fer devant nos lignes, et l'ordre est de se couvrir. Nos braves se tirent de cette épreuve, tout à leur honneur.
Le 17 décembre, le régiment inscrit à son martyrologe le nom de sa première victime, DRUGUET (Pierre), soldat à la 2e compagnie, tué d'une balle à la tête, sur la face est de la ferme Saint-Victor.
Successivement, toutes les compagnies vont prendre et apprendre le service, sous la direction du 170e, jusqu'à ce qu'enfin, la veille de Noël, le 3e bataillon, au complet, ait l'honneur d'assurer à lui seul l'occupation du secteur de Sacy, ravin de Bonval, ferme Saint-Victor, les Carrières. Les éléments en soutien sont à Moufflay et Hautebraye.